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Auteur : Thibaut BERNARD

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Mise à jour : mecredi 2 octobre 2002.

 

 

Généralités

Historique

Les unités de mesures

 

Règles de composition des textes

Composition des dates

Composition des nombres

Les chiffres et les nombres.
Pluriel des nombres composés en toute lettre.
Composition des nombres.
Chiffres romains.
Composition des chiffres romains.

Les abréviations conventionnelles courantes

Les abréviations usuelles.
Les sigles.

Les signes de ponctuation

Les coupures

Coupures de mots.
Coupures de textes.

 

La mise en page

Définition

Divers

Signes divers, les vignettes, filets.
Les paragraphes.
L'interlignage.
L'approche.

Mise en page des caractères

Style de caractères.
Emploi de l'italique.
Emploi des capitales.

Les titres

Qu'est-ce qu'un titre courant ?
Le folio, l'alinéa.

Les notes

La composition en vers

Composition d'un ouvrage

Les bibliographies

Alignement de texte

Utilisation des tabulations.

 

Lexique

 

Généralités

Historique

 

La xylographie regroupe l'ensemble des caractères en bois.

La typographie fut créée au 15e siècle, vers 1450, par Gutenberg. Le procédé de composition des textes est le même qu'en xylographie, à la différence près que les caractères sont en plomb. De par la maîtrise même des techniques de fonderie, les avantages sont une plus grande solidité et une reproduction aisée des caractères. L'autre avantage qui en découle, c'est qu'une fois la matrice du caractère prête, le dessin de chaque caractère sera exactement le même d'une reproduction à l'autre. Alors qu'en xylographie, le dessin du caractère dépendait de l'habileté de la personne chargée de graver le bois.

En xylographie il y a deux inconvénients. Le premier est que l'on doit créer manuellement tous les caractères un à un. Le deuxième est que tous ces caractères s'abîment très vite. Pour ces raisons il était fastidieux de construire un jeu complet de caractères, surtout dans les petites tailles.

Aujourd'hui, la photocomposition puis la bureautique ont détrôné ces anciennes méthodes. Le principe de la photocomposition est la photographie des caractères. À partir d'une matrice en plastique dur, où le caractère est en négatif, on reproduit sur film photographique les différents signes. Sur d'autres photocomposeuses, le principe est le même mais avec un écran composant l'image du caractère à photographier.

Par rapport à la matrice en plastique dur, l'avantage de l'écran est que l'image du caractère est modifiable à volonté (par exemple : réglage à volonté du degré d'inclinaison de l'italique ou modification de la chasse). L'inconvénient est que l'on doit avoir une définition importante de l'image. Ceci afin d'obtenir une bonne qualité de reproduction des caractères. Cette définition doit être au moins de 1 200 dpi (voir plus) sur la plupart des systèmes de photocomposition.

 


Les unités de mesures

 

Au 18e siècle, afin d'uniformiser les unités de mesure et faciliter l'achat et l'échange de matériel, les points didot ont été créé. Au moment de l'introduction du système métrique, on essaya sans succès d'introduire le nouveau système. Le matériel étant déjà très répandu, les points didot ont été conservé.

Aujourd'hui avec l'informatisation de l'imprimerie (photocomposition et bureautique), il y a actuellement un nouvel essai d'introduction du système métrique. Les ordinateurs étant fabriqués principalement par les pays anglo-saxons, les mesures anglaises (inch et pica) sont encore très répandues.

 

Conversion

En ce qui concerne les points didot, le douze (d.), comme son nom l'indique, représente 12 p.

Mesure anglaise

1 inch = 2,54 cm = 6 picas
1 pica = 12 points
1 inch = 72 points pica

Mesure typographique française

10 cm = 266 points didot
1 cicéro = 12 points

Une taille de 12 points pica signifie que le texte aura une hauteur d'environ 4,23 mm. (2,54 cm par 6 pour être plus précis).

 

Règles de composition des textes

Composition des dates

 

Il existe deux façons de composer les dates.

En toutes lettres :

le lundi 10 février 1964

Abrégée :

à la française (jour mois année), 10/02/1964 ou 10/02/64,
à l'américaine (mois jour année), 02/10/1964 ou 02/10/64.

La plupart du temps, on utilise le signe slash (/) comme séparateur de nombres bien que certain clavistes utilisent d'autres séparateurs comme le trait d'union (ou tout simplement l'espace) par exemple.

Il est conseillé de mettre l'année sur 4 chiffres pour éviter toute ambiguïté avec les siècles. Aujourd'hui il est devenu courant de manipuler des différences de plus de cent ans. Les personnes centenaires ou nées dans les années soixante (196x) et qui prendront leur retraite dans les années vingt (202x). (Voir les problèmes de mémorisation des dates en informatique actuellement d'actualité.)

 


Composition des nombres

 

Les chiffres et les nombres

Pour tout nombre supérieur ou égale à 1 000 et dans les cas où ils sont écris en chiffres, le séparateur est maintenant une espace. Exemple : 2 799 814. On ne devra pas séparer en deux ce nombre, à cheval sur deux lignes (cas de mauvaise coupure de texte).

Quand un nombre décimal est inférieur à 1 (ou supérieur à -1), on doit normalement ramener à l'unité en traduisant cette absence par un zéro. Exemple : cette règle a 0,15 mètres de long.

Dans les textes à dominante littéraire, on a tendance à écrire les nombres en toutes lettres, au détriment de ceux écrits en chiffres. À la limite dans la poésie, les lettres sont exigées dans tous les cas.

Mais parfois, faute de place et en particulier dans les titres, l'usage de la presse est beaucoup plus tolérant. C'est ainsi que l'on accepte souvent des nombres écrits en chiffres là où, normalement, ils devraient être en toutes lettres.

Le signe ° des claviers de machines à écrire s'emploie après un chiffre pour marquer les points d'une énumération (1° = primo ; 2° = secundo, etc) mais non pour traduire l'adjectif ordinal qui, lui, s'abrège en lettres (dans la typographie : en lettres supérieures) : 1er = premier ; 2e = deuxième, etc.

Rappelons qu'il ne faut jamais commencer un paragraphe par un adjectif numéral écrit en chiffres.

 

Pluriel des nombres composés en toute lettre

 

Composition des nombres

Nombres à composer en chiffres :

Les nombres à composer en toutes lettres :

NOTA. Tout nombre entrant dans la composition d'un vers doit, bien entendu, figurer au long.

 

Chiffres romains

Les nombres à composer en chiffres romains :

Style des chiffres romains :

NOTA. Pour exprimer les siècles, quand on ne dispose pas d'une police de caractères comportant les petites capitales :

Composer les chiffres romains en capitales, puis les mettre dans la taille immédiatement inférieure.
Dans le cas ou le texte est destiné à être en texte pur (corps de l'e-mail par exemple), on peut composer les chiffres en toutes lettres, mais jamais en grandes capitales.

 

Composition des chiffres romains

Valeurs de base : I = 1, V = 5, X = 10, L = 50, C = 100, D = 500, M = 1000.

Un nombre exprimé en chiffres romains ne peut comprendre plus de trois lettres identiques les unes à la suite des autres.

Toute lettre de valeur égale ou inférieure placée à la droite d'une autre s'ajoute à cette dernière.
Exemple : CCC = 300, CLV = 155.

Toute lettre de valeur inférieure placée à la gauche d'une autre s'en retranche.
Exemple : CD = 400, M CM = 1900, XL = 40.

À noter que le chiffre I ne peut se retrancher que de V et de X et que V ne se retranche pas.
Exemple : pour 99, il ne faut pas composer IC, mais XCIX. Pour 1959 : M CM LIX. Pour 95 : XCV.

Quand les nombres traduits en chiffres romains sont importants (millésimes), il est d'usage, pour en faciliter la lecture et la compréhension, de séparer les groupes de lettres par une espace moyenne, au moins en ce qui concerne les milliers et les centaines.

Du point de vue disposition, les chiffres ordinaires s'alignent toujours sur les unités ; alors que les chiffres romains peuvent s'appuyer à droite, à gauche, ou être centrés les uns sur les autres, suivant la présentation la plus souhaitable.

 


Les abréviations conventionnelles courantes

 

Une abréviation qui ne se compose que des premières lettres du mot se termine par un point :

référence = réf.

Une abréviation qui se termine par la dernière lettre du mot ne comporte pas ce point final :

boulevard = bd

L'abréviation des groupes de mots ne comporte pas de point final :

s'il vous plaît : SVP ou svp

Il y a cependant des exceptions consacrées par l'usage.

Les abréviations suivantes sont de rigueurs.

Titres de civilité au singulier :
A.I. Altesse Impériale
A.R. Altesse Royale
Dr Docteur
M. Monsieur (et non pas par Mr.)
Me Maître
Mgr, Mgr Monseigneur
Mlle, Mlle Mademoiselle
Mme, Mme Madame
S. Em. Son Éminence (le cardinal)
S. ou St Saint
S.A.I. et R. Son Altesse Impériale et Royale
S.E. ou Exc Son Excellence
S.M. Sa Majesté
S.S. Sa Sainteté, sécurité social
Ste Sainte

au pluriel :
Drs Docteurs
LL. EEm Leurs Éminences
LL. MM. Leurs Majestés
LL. AA. Leurs Altesses
Mes Maîtres
Mlles, Mlles Mesdemoiselles
MM. Messieurs
Mmes, Mmes Mesdames
NN. ss. Nos seigneurs

Remarques :

Unités de mesure :
A ampère
a are
ca centiare(s)
cg centigramme(s)
ch cheval-vapeur
cl centilitre
cm centimètre
D angle droit
dal décalitre(s)
dam décamètre(s)
dB décibel(s)
F franc
g gramme
gr grade
h heure
ha hectare
hg hectogramme(s)
hl hectolitre
hm hectomètre(s)
j jour(s)
kg kilogramme(s)
km kilomètre(s)
kW kilowatt(s)
kWh kilowatt(s)-heure
l litre
m mètre
m2 mètre carré
m3 mètre cube
mbar millibar(s)
ml millilitre(s)
mm millimètre
mn minute (temps), le simple signe apostrophe désigne l'unité d'angle la minute
m.s-1 mètre(s) par seconde
q quintal, quintaux
s seconde (temps), le double apostrophe désigne l'unité d'angle la seconde
st stère
t tonne
V volt
W watt
° degré

N.B. Ces abréviations ne prennent pas la marque du pluriel.

Remarque, les unités de mesure ne s'abrègent pas :

 

Divers :
% (ou p. 100) pour cent
0/00 (ou p. 1000) pour mille
& et
© copyright
1er premier
1ers premiers
1re première
1res premières
2e deuxième (Le terme second est utilisé quand l'énumération s'arrête à deux ; sinon on utilise deuxième quand l'énumération va au delà. Exemple : deuxième République, seconde mi-temps)
2es deuxièmes
3e troisième
3es troisièmes
1o primo
2o secundo
apr. J.-C. (ou apr. J-C) après Jésus-Christ
arr. arrondissement
art. article (ne s'abrège pas lorsqu'il s'agit de l'article premier de statuts ou de titres de lois)
av. avenue
av. J.-C. (ou av. J-C) avant Jésus-Christ
BAT bon à tirer
BT basse tension
bdc bas de casse (minuscules)
B.D. bande dessinée
B.F. basse fréquence
boul., bd boulevard
cap. capitale (d'un pays)
CAP capitale (majuscule)
c.-à-d. (ou c-à-d) c'est-à-dire
C.D. corps diplomatique
cf confer
dép. département
chap. chapitre
Cie compagnie
d. douze, douzes
do dito
E. Est
env. environ
etc. et caetera (pas de points de suspension ni de répétition)
ex. exemple
f. feuillet, feuillets
F.M. modulation de fréquence
fém. féminin
FFos folios
fg faubourg
fig. figure
Fo folio
G.M.T. Greenwich mean time (temps universel)
hab. habitants
H. ou haut. hauteur (H est le symbole de l'hydrogène)
HT haute tension
ht hors taxes
ibid. ibidem
id. idem
in-40 in-quarto
in-8 in-octavo
introd. introduction
J.-C. Jésus-Christ
l. ou larg. largeur (l veut dire litre)
L ou par long. longueur
masc. masculin
MT moyenne tension
N. Nord
N.-D. Notre-Dame
N.-S. J.-C. Notre-Seigneur Jésus-Christ
NB (ou N.B.) nota bene
N.D.A. Note de l'auteur
N.D.L.R. Note de la rédaction
No numéro
Nos numéros
O. Ouest
p. page(s), point, points
page ne se répète pas : mettre p. 127 et 128
pdg président directeur-général
pp. pages
p.i. par intérim
p.o. par ordre
P.-S. (ou P-S ) post-scriptum
P.-V. procès-verbal (contravention)
P.M.E. petites et moyennes entreprises
P.N.B. produit national brut
par. (ou §) paragraphe (ne se répète pas : § 4 et 5, idem que pour page)
Q.G. quartier général
Q.I. quotient intellectuel
r. rue
R.N. route nationale
R.S.V.P. (ou RSVP) répondez, s'il vous plaît
ro recto
s. siècle
S. Sud
S.A. (ou SA) Société anonyme
S.A.M.U. service d'aide médicale d'urgence
S.A.R.L. (ou SARL) Société à responsabilité limitée
SGDG (ou sgdg) sans garantie du gouvernement
s.l.n.d. sans lieu ni date
suiv. suivant(e)(s)
suppl. supplément
S.V.P. s'il vous plaît
SI système international (d'unités)
sté (ou Sté) société
t. tome
tél. (ou Tél.) téléphone
TTC toutes taxes comprises
TVA taxe sur la valeur ajoutée
T.H.T. très haute tension
T.S.F. télégraphie sans fil
T.S.V.P. tournez, s'il vous plaît
TU temps universel
v. voir, voyez
V.I.P. Very Important Person
vo verso
vol. volume

Points cardinaux :

NE, NO, SE, SO, NNE, NNO, SSE, SSO, NNE-SSE, etc.

Il convient de citer également les symboles qui, contrairement aux abréviations, ne comportent ni points abréviatifs, ni supérieurs.

' minute (angle)
'' seconde (angle)
''' tierce
0 degré (zéro supérieur)
0C degré Centigrade (25 0C)
0F degré Farenheit (64 0F)

Enfin, en ce qui concerne les décorations les plus usuelles, leurs abréviations sont utilisées uniquement après un nom de personne et principalement dans les cartes de visite et les listes de noms.

 

Les sigles

Dans un sigle ou une abréviation, toutes les lettres se composent en majuscules et sont suivies par des points. Exemple : S.N.C.F., R.E.R., etc.

Par contre, s'ils se prononcent aisément (Assedic, Euratom, Inserm, Unesco), les sigles ne comportent ni séparations ni points.

 


Les signes de ponctuation

 

Utilisation des signes de ponctuation

Les phrases se terminent par un point final, un point d'exclamation, un point d'interrogation ou des points de suspension.

La virgule sépare les différentes parties d'une proposition ou d'une phrase sauf quand elles sont réunies par les conjonctions et, ou, ni. Elle fragmente les énumérations et isole les mots mis en apostrophe. On ne met pas de virgule devant une parenthèse, un tiret ou un crochet.

Le point virgule scinde différentes propositions de même nature.

Le deux-points introduit une explication, une citation, un discours ou une énumération.

Les points de suspension sont au nombre de trois.

Les guillemets "informatiques" sont si simplifiés qu'ils empêchent de respecter les règles typographiques françaises traditionnelles. Le point final se met avant ou après le guillemet fermant en fonction du contexte, il n'est pas doublé.

Les parenthèses ajoutent une précision dans la phrase.

Les crochets signalent une précision à l'intérieur d'une parenthèse ou d'une coupure dans une citation.

Utilisé seul, le tiret définit chaque terme d'une énumération ou le changement d'interlocuteur dans un dialogue. Utilisés par paires, ils s'utilisent comme les parenthèses. En fin de phrase, le second tiret est supprimé avant le point final.

 

Les énumérations

 

Les titres et intertitres

Quand la structure des lignes permet d'en comprendre le sens, on ne met pas de point, de virgule ou de point virgule.

 

Positionnement des espaces

Une espace avant mais pas après le signe :

Parenthèse ouvrante... (
Accolade ouvrante... {
Crochet ouvrant ]
Tirets de dialogues ouvrant _
Ou ce tiret de dialogue ouvrant -
Guillemet ouvrant "

Une espace fine insécable avant et une espace normale après le signe :

Deux points :
Point d'exclamation !
Point d'interrogation ?
Point virgule ;

Une espace après mais pas avant le signe :

Parenthèse fermante )
Accolade fermante }
Crochet fermant ]
Tirets de dialogues fermant _
Ou ce tiret de dialogue fermant -
Guillemet fermant "
Point de fin de phrase .

La virgule ,
Les trois points de suspension ...
Les tirets de coupures de mots en fin de ligne -

Pas d'espace ni avant ni après :

Apostrophe '
Trait d'union -

 


Les coupures

 

Coupures de mots

Quand un mot ne rentre pas dans une ligne, il passe à la ligne suivante. Ce qui laisse parfois des espaces plus importants soit entre les mots dans le cas d'un paragraphe justifié, soit en début ou en fin de ligne dans le cas d'un texte margé à droite ou à gauche.

Dans le dernier cas, cela donne une irrégularité dans les différentes longueurs des lignes (au premier coup d'œil on a l'impression que l'on a affaire à deux paragraphes distincts). Ce qui est inesthétique quand la répartition des espaces est trop importante d'une ligne à l'autre.

 

Régles de coupures des mots

On coupe le mot en deux en insérant à la fin de la ligne le plus possible de syllabes.

On coupe toujours un mot entre deux syllabes. Une syllabe ne doit jamais être scindée en deux.

La première ou la dernière lettre d'un mot ne peut jamais se retrouver seule en fin ou début de ligne. Ce qui signifie que les mots de moins de quatre lettres ne seront donc jamais coupés.

Exemples de bonnes coupures de mots :

cou-pures, pour-tant, tou-jours, aussi-tôt...

Exemples de mauvaises coupures de mots :

co-upures, a-vant, aprè-s, po-ur, pou-rtant...

Quelque fois aussi d'un point de vue phonétique, bien qu'au niveau de la syntaxe la coupure soit correct :

Je suis con-tent...

Surtout si cette coupure se retrouve en fin de page, je vous laisse deviner pourquoi elle est incorrect d'un point de vue phonétique le temps de tourner la page.

Comme on peut le constater, certaines coupures, bien qu'apparemment correctes d'un point de vue de la syntaxe, peuvent carrément modifier le sens du début de la phrase si elle n'est pas lue d'une seule traite.

 

Nombre de coupures

On ne doit pas avoir plus de 3 coupures de mots consécutives.

 

Coupures de textes

Dans un groupe de mots composés, ou un mot suivi d'un signe de ponctuation où il y a une espace avant, les espaces doivent rester insécables.

Exemples de bonnes coupures de textes :

Début de paragraphe. Bonne coupure
de textes. ...texte... Etc. Fin
de paragraphe.

Exemples de mauvaises coupures de textes :

Début de paragraphe. Quelle heure est-il
?
Idem pour les autres signes de ponctuations. Henri
IV
. M. DUPONT et Mme
DURAND
vont à la pêche. Etc.
La vitesse de la lumière est de 300
000 km
par seconde.
La distance terre lune est de 380 000
km
.

Dans ces derniers exemples, il faut prendre l'habitude de systématiquement mettre des espaces insécables pour être sûr qu'il n'y aura pas de mauvaises coupures à cet endroit.

 

La mise en page

 Définition

 

La mise en page ne consiste pas seulement à faire des pages d'égale hauteur ; il faut se soumettre à certaines règles qui, quoique simples, compliquent parfois la tâche du maquettiste.

Les titres et sous-titres ne devront jamais se retrouver en bas de bas de page. Un sous-titre ne pourra être en pied de page que s'il est suivit d'au moins deux ou trois lignes de texte.

Il faut impérativement faire passer les titres à la page suivante. Il est préférable de laisser une ou deux lignes creuses en fin de page.
Juste avant le titre il faut insérer un vrai saut de page, surtout pas de retour chariot. Si ultérieurement, pour une quelconque raison, on modifie la mise en page ou la composition du texte (marges, ajout ou suppression de texte par exemple), on est sûr que le titre restera en début de la page suivante.

S'il ne reste plus que quelques lignes à composer, il est préférable d'avoir une page plus longue de deux ou trois lignes plutôt que de commencer une autre page. Pour cette raison, il est indispensable, à la composition du texte, de ne jamais remplir totalement les pages (toujours laisser un jeu d'une ou deux lignes). Arrivé à l'atelier de composition et d'impression, le texte doit normalement être entièrement rédigé, mais il faut toujours savoir parer aux imprévus et aux changements de dernière minute.

Les titres et sous-titres doivent être entourés de blancs aussi constants que possible et toujours plus important avant qu'après. Il faut se méfier de cette particularité au moment où des corrections d'auteur peuvent bouleverser les blancs initiaux.

 


Divers

 

Signes divers

Les signes divers sont les signes qui ne font pas partie des caractères usuels (signes de ponctuation, lettres, chiffres, etc). Ce sont, par exemple : la croix d'évêque, l'astérisque, le signe %, etc.

Les vignettes sont des éléments décoratifs qui peuvent être utilisés isolément ou en groupe pour former des encadrements ou des bordures.

Les thèmes des vignettes sont variables (géométriques fantaisies ou modernes, tirés de la flore ou de la faune par exemple). On peut combiner plusieurs thèmes.

 

Les filets

Les filets sont de simples traits entrant dans la composition des tableaux et éventuellement dans les travaux en multicolonnage.

Il y a de très nombreuses sortes de filets. Les plus répandus existent ordinairement dans les épaisseurs allant de 1 à 6 points. Pour mémoire, ce sont les filets :

Les filets dits "fantaisie" et qui peuvent présenter les aspects les plus divers ont des épaisseurs allant parfois jusqu'à 24 points, voire même 36 et 48 points.

 

Les paragraphes

Il existe quatre principaux modes de présentation du texte dans les paragraphes :

En texte appuyé à gauche

(Composition des vers par exemple). Le mode margé à gauche (aussi appelé fer à gauche en imprimerie). C'est le traditionnel mode de composition dactylographique, le texte est en dent de scie, aligné à gauche. Les espaces auront tous la même chasse entre les mots.

En texte appuyé à droite

Le mode margé à droite (aussi appelé fer à droite en imprimerie). Idem que pour le mode précédent, sauf que le texte est aligné à droite et que les dents de scie se retrouvent à gauche.

Le mode centré

Les espaces auront tous la même chasse entre les mots, mais des blancs sont répartis à gauche et à droite de chaque ligne pour que le texte soit centré au milieu par rapport au reste du texte.

Le mode justifié

Des espaces seront répartis entre les mots pour que les lignes aient toutes la même longueur.

Il existe aussi d'autres façon de composer les lignes.

En pavé ou en bloc

Toutes les lignes ayant la même longueur. Il n'y a aucune indentation et toutes les lignes sont justifiées, même la dernière. Dans ce cas il est souhaitable de laisser un interlignage plus important entre chaque paragraphe. Ce qui permet de mieux distinguer les différents paragraphes.

En sommaire simple

La première ligne pleine, les suivantes renfoncées d'au moins un cadratin. Le sommaire simple ne peut se concevoir que s'il y a plus de deux lignes.

En figure géométrique

Les lignes forment entre elles une figure géométrique régulière (cercle, losange, etc.).

En alinéa

La première ligne étant renfoncée d'au moins un cadratin (espace égale au corps du caractère), les suivantes pleines. Cette espace supplémentaire en première ligne est appelé indentation. Si on utilise le mode de composition du texte justifiée, on compose toujours la dernière ligne en mode margé à gauche. Sinon cette dernière ligne sera composée dans le mode utilisé par les autres lignes du paragraphe.

En sommaire brisé ou style lapidaire

Toutes les lignes justifiées les unes au milieu des autres.

En cul-de-lampe droit

Les lignes d'une longueur décroissante dont l'ensemble forme un triangle la pointe tournée vers le bas.

En cul-de-lampe renversé

Disposition inverse de la précédente ; les lignes forment un triangle dont la pointe est tournée vers le haut.

En allégorie

Les lignes affectent la forme d'une allégorie quelconque (silhouette d'un objet, d'un animal, etc.).

En ce qui concerne la longueur de l'indentation, bien qu'il n'y pas de règles précises elle varie généralement du double cadratin au cinquième de la longueur des lignes composant le paragraphe. Dans les petites justifications (inférieures à 5 cm), l'indentation doit être d'un cadratin environ. En plus de cela, on peut laisser un interlignage légèrement plus important entre les paragraphes, ce qui permet de pouvoir mieux distinguer les paragraphes.

 

L'interlignage

L'interlignage est la distance séparant deux lignes. Il existe deux façons d'exprimer l'interlignage. L'interligne réel qui se situe entre le pied d'une ligne et la tête de la ligne suivante, et l'autre interlignage qui exprime la distance entre le pied d'une ligne et le pied de la ligne suivante. Cette interligne qui est donc la somme de l'interligne réelle et du corps des caractères composant cette ligne.

Partant d'une épreuve imprimée et connaissant le corps de composition, on peut rapidement évaluer l'interlignage. Pour cela, il est nécessaire de se munir d'un typomètre.

Si l'on a à sa disposition au moins treize lignes de textes, l'opération est simple : poser le typomètre, au point zéro, sur le pied des lettres courtes bas de casse de la première ligne ; lire la graduation correspondant au pied des lettres courtes bas de casse de la troisième ligne.

À moins d'un interlignage sur demi-point, ce qui est extrêmement rare, cette graduation doit correspondre à un nombre de douzes et équivaut à la valeur de douze intervalles.

Le nombre de douzes lu au typomètre représente en points la valeur d'un intervalle (une ligne plus une interligne) et, puisque le corps est connu, il est facile, par différence, de connaître l'interlignage.

Exemple :

De 1re à 13e ligne = 14 douzes ;
1 intervalle = 14 points ;
S'il s'agit, par exemple, de corps 12, l'interlignage est de 14-12 = 2 points

Quand on n'a pas treize lignes, en prend 7 (soit 6 intervalles) et multiplier le résultat par 2 avant de tenir le raisonnement énoncé plus haut.

S'il n'y a pas 7 lignes, en prend 5 (4 intervalles) et multiplier le résultat par 3.

Faute d'avoir 5 lignes, en prend 4 (3 intervalles) et multiplier le résultats par 4.

Enfin, si l'on n'a que trois lignes (deux intervalles), on multiplie par 6 ou l'on divise par 2.

Pour un interlignage normal :

Sur 13 lignes, la graduation lue tombe normalement sur 12 points ;
Sur 7, la graduation peut être sur 6 ou 12 p. ;
Sur 5, la graduation peut être 4, 8 ou 12 p. ;
Sur 4, la graduation peut être 3, 6, 9 ou 12 p. ;
Sur 3, la graduation peut être 2, 4, 6, 8, 10 ou 12 p.

À noter que, pour la précision du résultat, on a toujours intérêt à prendre le plus grand nombre possible de lignes, sans qu'il soit toutefois nécessaire de dépasser treize.

 

L'approche

L'approche est le talus doublement latéral qui sert à isoler, dans un caractère ordinaire, une lettre de ses voisines.

Elle se règle, pour le bas de casse, sur l'm et l'o et, et pour les grandes capitales, sur l'h et l'o.

Il est évident que l'approche sera tenue un peu plus faible dans les lettres arrondies (c, e, o, b, d, p, q) ainsi que dans les deux lettres aux angles fuyants (v, w, x, y).

Malgré ces précautions, on est amené parfois, surtout dans les grandes capitales, "à rectifier les approches". Cette rectification s'impose particulièrement lors de la juxtaposition d'un A et d'un W, ou d'un T, ou d'un Y, ou d'un P, ou d'un F. On l'obtient, soit en jetant des espaces supplémentaires entre les autres lettres de la ligne, soit en encochant les lettres ci-dessus énumérées.

AVIS AVIS AVIS

tel espacé encoché

Certains caractères écritures n'ont pratiquement pas d'approche puisque les lettres sont liées les unes aux autres comme dans l'écriture manuelle.

 

Mise en page des caractères

 

Style de caractères

Il existe cinq principaux styles de caractères couramment employés :

Sur certain logiciels de P.A.O. il existe d'autre styles comme les caractères ombrés, en relief, large ou étroit par exemple.

On peut mélanger plusieurs styles sur un caractère.

 

Emploi de l'italique

Le rédacteur demandera en italique les mots ou expressions qui doivent obligatoirement être imprimés dans ce caractère. Dans un texte manuscrit ou dactylographié, l'italique est indiqué par l'utilisation du souligné droit (le gras est demandé par un souligné tremblé).

Les principaux cas de rigueur sont les suivants :

Remarques

Lorsqu'on cite, conjointement avec le titre d'une publication, celui d'un article qui en est extrait, on ne met pas le titre d'article en italique mais entre guillemets. Exemple : voir, dans le Mercure de France, l'étude de M. Jean Fabre intitulée : "Un grand amour de George Sand".

Dans un texte entièrement composé en italique, on fera venir en romain les mots soulignés d'un trait droit.

 

Emploi des capitales

L'utilisation des capitales est soumise, en français à des règles précises mais souvent transgressées, notamment sous l'influence de l'anglais et des habitudes de la publicité.

On met une capitale :

On ne met pas de capitale :

 

Voyelles accentuées

On met l'accent sur les capitales.

 

Exemples de composition

Organismes d'État

Titres

 


Les titres

 

Le titre courant

Un titre courant est un titre qui se reproduit en tête de chaque page d'un livre. Le titre courant comprend :

Pour que le titre courant ait un autre rôle que celui d'agrément, seule la dernière solution offre une logique.

Le titre courant se compose en petites capitales du même corps que le texte courant ou mieux, en grandes capitales d'un corps inférieur. Ceci afin de ne pas laisser dominer le folio, surtout quand le caractère employé possède des chiffres capitales. Parfois, le titre courant est composé en capitales italiques du corps inférieur.

On sépare le titre courant du texte, soit par un blanc (d'une ligne), soit plus couramment par un filet ou par une ligne de vignette ; l'esthétique est fonction de l'avis du client, du style de l'ouvrage ou au bon soin du compositeur.

 

Le folio

Un folio est tout simplement le numéro de la page. Avec le titre courant, le folio est disposé généralement du coté des marges extérieures.

Ainsi, le texte du titre courant est justifié au milieu de la ligne. Parfois, le titre courant, surtout s'il est long, est placé du côté des marges intérieures et le folio à l'autre extrémité.

Exceptionnellement, malgré la présence de titres courants, le folio peut se placer en pied de page (par exemple s'il est en couleur). C'est une fantaisie qui n'est pas à conseiller pour les ouvrages classiques, car il prend dans ce cas une ligne supplémentaire. Si le titre est relativement court, il vaut mieux regrouper un maximum d'information en tête des pages.

 

Placement du folio par rapport au titre

Il ne faut pas mettre ni folio, ni titre courant au-dessus d'un titre important. Ce dernier, pour garder toute sa valeur, doit être seulement précédé d'un blanc.

 

D'une façon générale, on distingue deux sortes de titres.

Le titre générale d'un article ou d'un livre et les titres de chapitres

Il se compose toujours en mode centré. Entre ce titre et le reste du texte, on doit laisser un espacement plus important qu'entre les paragraphes. On peut aussi le mettre en gras et dans une taille supérieure au reste du texte. Ceci permet évidement au premier coup d'oeil de pouvoir distinguer ce titre du texte.

Les titres de paragraphes

Ils se composent toujours en mode margé à gauche et sans indentation. Généralement ils possèdent le même corps que le texte du paragraphe bien que quelque fois il soit d'une taille légèrement supérieur. On peut les mettre dans un style différent du texte (gras, italique ou souligné) pour mieux le distinguer du texte. Il doit y avoir au moins une ligne de blanc avant ce titre, on peut aussi mettre deux lignes avant et une ligne après ce titre si l'on désire bien aéré le texte.
Un titre ne doit jamais se retrouver seul en bas d'une page. Si l'on n'a pas la place de mettre en fin de cette page au moins le début du paragraphe correspondant à ce titre, il faudra donc le faire passer au début de la page suivante en rajoutant quelques lignes de blancs ou en demandant un saut de page à l'impression juste avant le titre.

 


Les notes

 

Une note est un ajout, une explication que l'auteur ou le traducteur donne au lecteur.

Les notes se composent dans un corps plus petit que le texte courant, de 2 ou 3 points inférieur jusqu'au corps 9 ou 10. Plus le texte sera gros, plus cette différence augmentera afin de ne pas donner trop d'importance aux notes.

Les notes se composent généralement en alinéa ou en sommaire simple. Veiller à mettre le même renfoncement en valeur absolue qu'aux lignes de texte courant.

Les notes se placent habituellement dans le bas des pages et sont séparées du texte soit par un blanc, soit par un filet sur toute la justification, soit, plus fréquemment, par une amorce de filet placées à gauche de la justification. Cette amorce, de 3 ou 4 douzes, est un filet maigre légèrement plus éloigné de la dernière ligne du texte que de la première de la note (différence de talus des deux corps). L'amorce de filet doit couvrir au minimum le renforcement des alinéas.

 

Composition des appels de notes

Les appels de notes sont des signes intercalés dans le texte pour signaler au lecteur la présence d'une note explicative, soit au bas de la page, soit en fin de chapitre, soit en fin d'ouvrage.

Les appels de notes sont :

soit un chiffre ordinaire mis entre parenthèses : (1) ;
soit un chiffre supérieur avec ou sans parenthèses : (1), 1 ;
soit un astérisque avec ou sans parenthèses : (*), * ;
soit une lettre italique entre parenthèses : (a).

Dans les ouvrages de mathématiques, les appels de note sont exprimé par un symbole autre que les chiffres.

Le rappel de note qui précède immédiatement la note sera évidemment un signe identique, mais composé dans le corps de la note. On pourra faire exception à cette norme quand les appels de note sont des chiffres supérieurs (entre parenthèses ou non). Si le rappel est peu visible dans le corps de la note, il pourra alors être exprimé par un chiffre ordinaire, suivit d'un point.

La numérotation des notes se fait soit par page, soit par chapitre, soit par ouvrage.

Quand une note comporte une sous-note (nouvelle explication), les symboles utilisés pour les appels et rappels de cette sous note seront différents des appels et rappels de notes, pour éviter au lecteur le risque de se reporter à une explication qui n'est pas celle qu'il recherche.

 

Note trop longue pour entrer dans une seule page

Lorsqu'une note est trop longue pour entrer dans une seule page, on reporte la suite de la note sur la ou les pages suivantes, en essayant si possible d'équilibrer le volume des notes sur deux pages en regards.

Les enchevêtrements sur plusieurs pages ne sont pas esthétiques. Si les notes sont nombreuses ou de longueurs trop importantes, il est préférable d'y consacrer une annexe en fin d'ouvrage plutôt que de surcharger inutilement les pages.

Numérotation des appels de notes

Si les appels de notes sont numérotés par page, le rappel sera suivi, par exemple, de la mention : (1) Voir note 173, page 394.

Une autre solution consiste à numéroter les appels à la suite, tout au long de l'ouvrage, et à ne faire figurer en bas de page aucun rappel. On évite ainsi toute complication pour le metteur en page et le lecteur n'aura aucune peine à trouver la note qu'il cherche.

 

La note marginale

Une note marginale ou manchette est un commentaire, une explication ou simplement un texte qui se place, comme son nom l'indique, dans la marge d'une page.

En principe, on ne modifie pas la valeur des marges pour y loger les notes. On dispose donc de peu de place et, par suite, elles se composent en caractères très petits, plus petits encore que les notes ordinaires.

Exemple : texte en 10, notes ordinaires en 8, notes marginales en 6.

On prendra une justification multiple de 12 points et on les composera, soit en alinéa, soit en sommaire simple ou brisé, soit enfin en texte appuyé du côté du texte de la page.

Il faut séparer les notes marginales du texte par un blanc de 3 points au minimum et de 12 points au maximum.

La première ligne de la note s'alignera avec la première ligne du texte auquel elle se rapporte.

Les notes marginales ne s'interligne généralement pas ou peu. Elles se placent dans les marges extérieures (grands fonds) pour les ouvrages à une seule colonne et dans les marges extérieures et intérieures pour les textes en deux colonnes. S'il y a plus de deux colonnes il vaut mieux ne pas les utiliser.

Il n'y a ni appel, ni rappel de notes marginales.

 

La composition en vers

 

Un vers est un mot ou un assemblage de mots comptant un nombre déterminé de syllabes appelées pieds et rimant avec une autre ligne qui à la même consonance finale.

 

En poésie qu'appelle-t-on pied ?

On appelle pied toute syllabe sonore apparaissant dans le rythme du vers.

À savoir :

Il s'ensuit que ne comptent pas :

Les vers peuvent se composer d'un nombre variable de pieds pouvant aller de un à douze.

Exceptionnellement, dans les opéras par exemple, on peut être contraint de faire des vers plus longs, afin de cadrer avec la musique (vers de treize pieds).

 

Composition en vers

Recherche de justification

Réimpression des vers :

Si les vers sont en réimpression, même avec changement de caractères, aucune difficulté ; on aura du premier coup d'oeil la ou les lignes les plus longues qui détermineront avec certitude la justification à adopter.
Si l'on a affaire à une copie manuscrite, il faut parcourir avec soin toute la copie, afin d'y découvrir les lignes qui à première vue, ont le plus fort encombrement. À ce propos, se méfier de la dactylographie qui réserve rigoureusement la même chasse, pour tous les signes.

Puis on compose dans le caractère choisi les deux ou trois vers qui semblent les plus longs. Il faudra, autant que possible, adopter une justification supérieure de 1 ou 2 douzes afin d'éviter les surprises de lignes plus longues qu'on n'aurait pas aperçues. Bien entendu, cette justification devra être en rapport avec la place dont on dispose (format du papier, justification d'un travail ou largeur de colonnes). Sinon, il deviendrait essentiel de prendre un corps plus petit.

Note de l'auteur : C'est dans un cas comme celui-ci que l'on voit l'intérêt de l'informatisation des techniques de mise en page. Avec les caractères en plomb, dès le départ il fallait impérativement sélectionner le bon corps de caractère et la justification. Sinon tout le travail de composition était à recommencer. L'informatisation permet aujourd'hui une certaine souplesse dans la mise au point de la mise en page finale. Cela facilite donc grandement la conception de la structure générale de l'ouvrage.

Composition

a) Dans la composition classique, tous les vers quels que soit le nombre de leurs pieds et la ponctuation qui termine le vers précédent, commencent par une capitale.
b) L'espacement sera toujours régulier et égal à l'espacement normal.
c) On les compose soit en sommaire brisé (lignes centrées), soit en texte appuyé à gauche.
d) Si un vers ne tient pas dans la justification et qu'on soit limité en largeur (ouvrages à plusieurs colonnes) il faudra faire passer le trop-plein, précédé d'un crochet à la ligne suivante ou, à défaut, à la ligne précédente. Si ces deux vers, par leur longueur, ne pouvaient recevoir ce supplément, on en ferait une ligne spéciale appuyée à droite.
Les vers crochetés ne sont pas d'une esthétique agréable et chaque fois qu'on ne sera pas limité, il sera souhaitable de faire déborder l'excédent dans les garnitures de la marge droite de la page.

 


Composition générale d'un ouvrage

 

Conception de la composition d'une page de titre

Avant de commencer la composition d'une page de titre, il faut s'informer :

Pour ne pas constituer un ensemble inégal, et ne pas compliquer le travail de l'imposeur, on s'efforcera autant que possible de respecter ces données.

 

Mentions légales devant figurer dans un livre

Les mentions légales devant normalement figurer dans un livre sont :

 

Textes se plaçant au début d'un livre

Après un ou plusieurs feuillets de gardes, les pages que l'on trouve généralement en tête d'un ouvrage sont :

a) Le faux titre, qui est la première page imprimée d'un livre, est d'ordinaire très court et comprend uniquement le titre de l'ouvrage avec l'indication de la tomaison s'il y a lieu. Il se place suivant la répartition normale des blancs : quatre dixièmes en tête et six dixièmes en pied, et ne porte pas de folio.
Le faux titre est suivi au verso d'une page blanche, d'une illustration ou de la liste des ouvrages du même auteur.

b) Le grand titre (pas de folio). Il comprend l'énoncé complet du titre de l'ouvrage et se termine par le nom de l'éditeur ou celui de l'imprimeur ainsi que le nom de la ville où le livre a été édité ou imprimé. Le millésime figure souvent en bas de cette page. En tête se trouve, bien entendu, le nom de l'auteur suivi de ses titres ou qualités.
Peuvent encore figurer dans cette page : le nom et les qualités du préfacier et du traducteur, la mention du procédé d'illustration avec le nom de l'artiste dessinateur et celui du graveur, l'indication de l'édition, etc.
Un grand titre demande à être traité avec simplicité et élégance, les lignes principales devant s'imposer nettement à la lecture.
Le grand titre est suivi d'une page qui peut être vide ou comporter la justification du tirage ou le Copyright by..., exprimé par un ©.

c) La dédicace imprimée (pas de folio). Elle est généralement très brève, se place le plus souvent aux quatre dixièmes en hauteur et se compose en caractères plus petits que ceux employés dans l'ouvrage, mais de la même famille.
La dédicace est suivit d'une page blanche.

d) La première page de préface (pas de folio si l'on foliote en tête de page, folio VII s'il est en pied), suivie des autres pages de préface. (Si la préface se termine en page impair, la page paire suivante devra être blanche pour avoir toujours en page impaire le titre suivant).

e) Le titre de départ (pas de folio si l'on foliote en tête, folio 1 s'il est en pied), suivi de la deuxième page de texte courant avec le folio, et ainsi de suite.

 

Sens de lecture en fonction des gravures placés sur plusieurs colonnes

Quand les gravures, relativement peu importantes en hauteur, coupent un texte en plusieurs colonnes, la lecture suit l'ordre des colonnes, comme si les gravures n'existaient pas.

Par contre, s'il s'agit de tableaux annoncés par un deux-points, la partie qui se trouve au-dessus du tableau se suit.

 

Composition de la préface

La préface est un texte qui se place au début d'un ouvrage et est destiné à présenter au lecteur l'auteur du livre ou l'oeuvre qu'il va parcourir.

La préface est généralement composée par une autre personne que l'auteur du livre proprement dit.

Par défense pour leur auteur, on compose les préfaces en caractères différents du reste de l'ouvrage (italique si l'ouvrage est en romain) et parfois plus gros. La préface peut être rédigé après l'impression du reste du livre et ce, pour ne pas imposer à son auteur l'obligation de lire la copie de l'ouvrage. C'est ce qui explique que la préface soit souvent foliotée différemment du reste du livre (chiffres romains petites capitales).

 

Informations mises en fin d'ouvrage

En fin d'ouvrage, on trouve ordinairement :

a) La table des matière.
Elle commence en belle page et peut, dans certains cas, s'étaler sur plusieurs pages.
La table des matières est accompagnée parfois d'une table des illustrations et d'une bibliographie. La table des matières se retrouve souvent en début d'ouvrage.

b) L'achevé d'imprimer.
Il comprend le nom de l'imprimeur, la date de fin d'impression, un numéro d'imprimeur et un numéro d'éditeur.

c) La mention du dépôt légal (trimestre et millésime).

d) La formule printed in France ou imprimé en France.

Pour les ouvrages consacrés éventuellement à l'exportation, cette mention peut figurer soit en fin d'ouvrage, soit sur le grand titre, soit même sur la couverture (en quatrième page).

 

Les bibliographies

 

Une bibliographie est un regroupement de références à des ouvrages et livres auquel l'auteur s'est référé pour obtenir plus de précisions sur son article.

 

Contenu

Chaque référence comportera au moins les renseignements suivant :

 

Mise en page

La bibliographie doit toujours se retrouver en fin d'ouvrage.

Le mot BIBLIOGRAPHIE est un titre qui sera composé en mode centré, en haut de la page. Comme dans tout titre, on pourra même le composer en gras, dans une taille légèrement supérieure à celui du texte ou même dans une police différente ; ceci afin de pouvoir mieux le distinguer.

Chaque référence sera séparée par un interlignage légèrement supérieur à celui du contenu de chaque paragraphe. On pourra même aller jusqu'à insérer une étoile, une puce ou un quelconque symbole au début de chaque référence, ceci afin de mieux distinguer chacune des références.

 


Alignement de texte

 

Définition

Pour positionner du texte à un endroit précis de la ligne, il faut utiliser les retraits et les marges pour l'alignement des paragraphes. Concernant la composition d'une table des matières par exemple, et c'est ce qui nous intéresse ici, il faut utiliser les tabulations (qui servent aussi pour les points de conduites).

Dans ce dernier cas, l'erreur fréquemment commise par la plupart des gens, est de composer manuellement les points de conduite et les espaces pour essayer d'aligner tant bien que mal les paginations. Il faut absolument faire abstraction du fait que nous ne sommes plus sur machine à écrire avec les polices courrier à chasse fixe (chasse : largeur des caractères). Les machines à écrire ont donné de mauvaises habitudes à ce sujet.

Pour la composition de table des matières par exemple, il faut s'y prendre comme indiqué ci-dessous.

 

Les tabulations

Une tabulation est un code spécial qui permet de positionner du texte à point précis de la ligne. Le texte peut être centré ou calé à droite ou à gauche sur cette nouvelle position.

Exemple, table des matières

Texte à composer :

Entre les libellés et les nombres, il faut composer insérer deux tabulations de cette façon :
Toto[tab][tab]5
Essai[tab][tab]12

([tab] signifie le caractère de tabulation et non le texte en lui-même tab.)

Puis sélectionner les deux lignes. Mettre une première tabulation droite avec point de conduite (à 3 cm par exemple), puis la deuxième tabulation à droite (à 4 cm par exemple). C'est le logiciel qui insérera le nombre de points nécessaires après le premier libellé de chaque ligne (Toto et Essai dans notre exemple).
Dans Word, c'est par le menu "format, tabulation" que l'on gère les tabulations.

De cette manière on est sûr que les nombres seront parfaitement alignés à droite les uns par rapport aux autres.

 

Exercices

Composer les textes suivants :

Exercice no 1

Exercice no 2

 

Téléchargement des réponses aux exercices et de l'exemple de la table des matières :

Format Word
Format Rich Text Format (rtf)

Un problème de récupération des réponses ? Écrivez moi. Pensez à décrire les logiciels utilisés, les versions et les manipulations effectuées.

 

 

Lexique

 

Cadratin. Espace égale au corps du caractère.

Cadre. Rectangle entourant un bloc de texte, ou nom des filets destinés à entourer un tableau.

Caractère. C'est un signe quelconque (lettre, signe de ponctuation, espace, etc).

Césure. Coupure de mot.

Chasse. Largeur de la lettre. Sur certains systèmes de photocomposition en imprimerie, on peut faire varier à volonté la chasse du caractère. Pour une taille donnée, on peut donc imposer au caractère la chasse qu'il aurait eu dans n'importe quelle autre taille. Ce qui permet évidemment d'obtenir des caractères larges, extra larges, étroits ou très étroits.

Corps. Taille des lettres en hauteur.

Déplacer. Action de prendre un bloc de texte pour le mettre à un autre endroit du texte.

Dupliquer. Action de copier un bloc de texte pour qu'il se retrouve à plusieurs endroits du texte.

Espace. Blanc situé entre deux mots et servant à les séparer. En typographie, le mot espace est au féminin, on dit une espace et non un espace.

Filet. Trait intervenant dans la composition des tableaux et permettant de séparer les colonnes et d'encadrer ce tableau.

Folio. Numérotation des pages.

Graisse. Epaisseur des traits de filets.

Indentation. Cf Retrait de paragraphe.

Interlettrage. Espacement entre deux caractères à l'intérieur d'un mot.

Interligne. Espacement entre deux lignes.

Inversion vidéo (aussi appelé noir au blanc en imprimerie ou négatif en photo). Les couleurs du fond et des caractères sont échangées. Sur un document noir et blanc par exemple, cela signifie que les caractères se retrouveront donc en blanc sur fond noir.

Mise en page. Action de donner une belle présentation aux textes. Il existe de très bons logiciels de P.A.O. qui permettent de réaliser de belles mises en page.

P.A.O. Publication Assistée par Ordinateur. Terme désignant les logiciels qui permettent de mettre en page du texte en y incrustant éventuellement des schémas, dessins ou des images scannerisées.

Paragraphe. Un paragraphe est un bloc de texte délimité par deux retours chariot (retour à la ligne suivante).

Pavé. C'est un paragraphe ne comportant pas de retrait et dont toutes les lignes sans exception, de la première à la dernière, sont justifié.

Police (aussi appelé une famille de caractères). Type de dessin des lettres. Exemple : gothique, antique, times, etc.

Retour chariot. Passage forcé à la ligne suivante, marque de cette façon une fin de paragraphe.

Retrait de paragraphe. Aussi appelé indentation. C'est une espace plus important que celui situé entre les mots et placés au début de la première ligne du paragraphe. Il sert à mieux distinguer les différents paragraphes surtout si aucune ligne de blanc ne les séparent.

Saisie. Une saisie est le fait de composer du texte à l'aide d'un traitement de textes et d'un clavier.

Saisie au kilomètre. Composition d'un texte sans se préoccuper de la mise en page (qui se fera ultérieurement) en insérant des retours chariots uniquement à la fin de chaque paragraphe.

Saut de page. Code spécial ou insertion de lignes blanches pour provoquer un passage forcé à la page suivante pour la suite du texte.

Séparateur. Code ou signe permettant de séparer les données. Comme le slash (/) dans la composition d'une date par exemple.

Tabulation. Position fixe dans la ligne sur laquelle va directement se poser le curseur (en générale, la touche TAB pour tabulation) pour continuer à saisir le texte.

Traitement de textes. Logiciel permettant de saisir et de mettre en page des textes et de les imprimer en autant d'exemplaires que l'on souhaite, et bien sûr, de pouvoir les modifier à volonté.